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Voilà, une autre journée terminée et il est difficile de garder secret le fait que je suis en Bulgarie pour du travail lors des Championnats d’Europe de cyclisme sur piste Élite avec la vidéo publiée par l'Union Européenne de Cyclisme mettant en vedette notre équipe de chronométrage.
En mars dernier, juste avant l’annonce de la pandémie et le confinement international, je devais prendre l’avion pour aller en Russie pour la finale de la saison de Ice Cross. Finalement, on a été chanceux que l’annulation ait été décrétée avant de partir là-bas car le retour aurait été compliqué avec l’annulation de plusieurs vols.
Parlant d’avion, c’était une toute nouvelle expérience et un choc qui m’attendait pour venir sur le vieux continent. Ça a vraiment été un choc d’arriver à l'aéroport de Dorval et qu’il n’y ait vraiment pas beaucoup de monde et peu de vols dans la journée au tableau. Tout ou presque était fermé, même le lounge, donc idéalement il aurait fallu que je mange avant d’arriver au terminal.
Pour l’entrée au terminal, masque obligatoire et seulement quelques portes avec un scanneur pour prendre la température pour permettre d’accéder à l’intérieur de l’aérogare.
Pour ma part, la procédure d’enregistrement était identique ou presque car j’ai le privilège d’avoir le statut Gold, statut que je vais perdre cette année en raison du confinement et de l’annulation des événements sportifs.
J’ai été servi par une charmante personne au comptoir et la seule différence notable a été la vérification accrue des documents de voyage pour s’assurer que j’avais les autorisations nécessaires de transit et d’entrée à la destination finale. La préposée me disait trouver le temps long vu le faible nombre de vols durant la journée.
Ensuite, une nouvelle prise de température avant le passage de la sécurité puis, finalement, le seul moment où on enlève le masque est au moment de la validation de la personne lors de l’embarquement dans l’avion. Il n'y a dorénavant plus de numéro de zone d’embarquement pour éviter que trop de monde se retrouve à la porte en même temps.
En vol nous avions pratiquement tous une rangée de sièges pour nous seul tellement qu’il y avait peu de voyageur. Nous étions au maximum 60 personnes dans un Boeing 777-300ER qui peut contenir 450 passagers, la section en arrière était même fermée.
Air Canada nous a remis un beau petit sac avec un masque, deux lingettes alcoolisées, un petit contenant de Purell, une collation et une petit bouteille d’eau. Ensuite, le seul moment où nous pouvions retirer le masque est au moment du repas, un repas froid remis dans une boîte, pour encore une fois éviter la transmission du virus.
Arrivée à Frankfurt en transit, je m’attendais à passer la douane européenne, surprise, la Bulgarie fait partie de l’Europe, mais n’est pas dans la zone Schengen, ni de l’Euro, donc j’ai dû simplement repasser la sécurité. Ici aucune prise de température. Ensuite. hélas, pas de lounge ouvert dans ce terminal.
Sur le vol avec Lufthansa, il y avait beaucoup plus de passagers, mais, par chance, j’avais vérifié avec l’agence au comptoir et j’ai réussi à obtenir un siège sans voisin dans ma rangée. Lors de l’embarquement, on nous a remis seulement une petite lingette nettoyante (les mêmes qu’avant), donc je ne sais pas si elles sont désinfectantes ou non.
J’ai dormi pendant tout ce vol, en raison du décalage horaire, et j’avais un petit chocolat qui m’attendait à mon réveil, donc je n’ai pas pu évaluer les mesures sanitaires en vigueur dans l’avion. Il me semblait avoir lu que seulement les masques médicaux (N95, KN95 ou masque de procédure) étaient acceptés à bord, mais en Europe plusieurs personnes avaient seulement un couvre visage en tissu.
Finalement les exigences d’entrée en Bulgarie ne nécessitaient pas de présenter un test COVID-19 PCR négatif mais le protocole sanitaire de la compétition exigeait la présentation d’un test fait moins de 72h avant notre arrivée, donc j’ai voyagé l’esprit tranquille sachant que j’étais négatif ayant fait un test au privé avant de partir.
On avait l’option de refaire un test Covid ce matin, car plusieurs pays européens ont resserré leurs mesures depuis quelques semaines et exigent un test COVID-19 PCR négatif pour revenir au pays. Donc j’ai pu en profiter pour en passer un et recevoir la confirmation que je suis encore négatif.
Évidemment, à mon retour, je serai en quarantaine obligatoire de 14 jours sans pouvoir sortir avec suivi quotidien des symptômes sur l’application ArriveCAN.
En raison des risques élevés à plusieurs égards pour ce voyage, je me suis inscrit au service d’inscription des canadiens à l’étranger et donc ça peut faciliter les services consulaires en cas de besoin.
Demain, dernière journée de compétition avec les épreuves du 500m, kilo et la Madison. Ensuite, ne restera que le stress de s’assurer que notre vol ne sera pas annulé vu le resserrement des mesures dans plusieurs pays d’Europe. Je vous ferai un petit compte-rendu de mes observations quant aux mesures sanitaires pendant un événement sportif lors d’une prochaine histoire. »
Sylvain Richard
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