par Michel Lebel
Parcours fort long, 180 km vers le nord, en direction de la mer du Nord, en vue de traverser vers le Danemark.
Mais ici on a une totale que je n'ai jamais vue auparavant. Le vent, oui et en rafale. Nous étions abrités pour les 30 km de sortie de la région de Berlin qu'on a abordé par la porte de Brodenbourg.
Après ça l'enfer ou plutôt des vacances prolongées, 180 km à 20 km/h de moyenne. Et pour couronner le tout j'ai eu 2 crevaisons.
Pour ce voyage je voulais partir avec des pneus Gatorskin mais chez Cycle Performance (devenu TREK), il n'y en avait plus, donc on m'a conseillé l'équivalent, les Bontrager. Soit que j'ai été mal conseillé ou bien que j'ai hérité de mauvais pneus mais je détiens le record de crevaisons. Le pneu avant je l'ai jeté et remplacé par le pneu de rechange de Juliette soit un Gatorskin (aucune crevasion depuis). À l' arrière, j'ai eu 2 crevaisons dans la même journée et c'est un autre cycliste qui m'a prêté un pneu. Bontrager out, confirmé par mes amis européens d'ailleurs. Ça a foutu ma journée en l'air car j'aime bien partir lentement et remonter. De un les cyclistes sur ce tour sont fort performants et difficiles à remonter, et avec des crevaisons, oubliez ça !
Départ donné à 8h00, arrivée à 19h30 soit 11 heures de vélo dont 9 sur la selle soit excatement une moyenne de 20 km/h. La route typique la voici, open fields.
En plus incapable de rejoindre personne. Juliette qui devait rouler avec Louise et Paul pour s'aider dans le vent a aussi roulé seule. Chapeau quand-même. Au km 130, exténué, je finis par rejoindre 2 autres cyclos attablés dans une brasserie allemande pour un café. Je vais m'en souvenir longtemps de cette journée. Pour les lecteurs de ma traversée du Canada ça vous rappelle une certaine étape en Saskatchewan....
Le souper est retardé pour tout le monde et on apprend (en fait on le savait déjà) que demain on doit faire 100 km pour se rendre au bateau. Il y a 2 bateaux, un à 11h00 et l'autre à 15h00. Les costauds, dont je suis, partiront à 5h00 du matin précise en peloton avec capitaine et serre-file. Lever à 3h30, donc 6 heures pour récupérer. Ce sera le test. Je vous disais en début de voyage que plus le temps avancerait plus la partie vélo serait exigeante. Eh bien c'est parti mon kiki (expression québécoise).
Mais le moral est toujours bon et on a un bel esprit d'équipe général.
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