Chers collègues cyclistes je nous invite à la tolérance

« Cher collègues cyclistes, je nous invite à la tolérance, notamment envers le piétons et notamment par ces temps de neige abondante.

Expérience du jour: pour une fois je ne suis pas sorti sur mes roues, mais sur mes jambes, pour aller courir un peu autour du parc Laurier.

Après avoir galéré et failli me casser la gueule deux fois sur des trottoirs, j'ai décidé d'emprunter la pissicab' autour du parc Laurier... chose que je fais de manière rare et très précautionneuse pour m'assurer de ne pas déranger les cyclistes en me retournant régulièrement pour m'assurer que personne n'arrive.

Vient un moment, un cycliste approche: je le vois arriver de loin en me retournant et à son approche, je me tasse à gauche du plus que je peux. Bref, il a largement la place de passer sans dévier ni ralentir. Il me gratifie toutefois d'un très sarcastique "y a un beau trottoir tout clean 'pour ça'". Ce à quoi je lui réponds que justement non, le trottoir n'est pas tout clean justement. Après quoi, il reste un certain temps juste devant moi à me pointer le trottoir (toujours pas "clean") et les gens qui y *marchent*, en guise de démonstration, le tout agrémenté de commentaires que je ne comprenaient pas mais qui sonnaient comme une personne qui parle à un enfant de 2 ans.

Au final, il grille une lumière rouge sous mon nez, sûrement parce qu'il n'avait pas le goût de s'arrêter et risquer de devoir gérer les conséquences de ses propos les yeux dans les yeux.

Alors voilà, je fais la promotion de l'utilisation du vélo et plus particulièrement du vélo d'hiver depuis quelque chose comme 2006, je suis dans les "vieux" de ce groupe (quoi 2012... tellement vieux m'en rappelle plus, François Démontagne?). Ma posture a toujours été la même: pousser, mais pousser égal. Ça veut notamment dire être respectueux et compréhensif sur la route.

De la même manière qu'on n'aime pas de faire dire de "rouler sur la cri*** de pissicab'" quand on a une raison de rouler dans la rue. Je suis également frustré lorsque je vois du monde marcher en plein milieu d'une piste cyclable comme si de rien rien n'était sauf que :
1. à bien y regarder, je finis souvent par percevoir une justification pour ce comportement (même si parfois c'est fait de manière très nonchalante)
2. même sans

justification, ça n'oblige pas à se comporter comme un bashibouzouk.

Je suis certain que la personne qui m'a passé son traitement d'innocent ne représente qu'une petite minorité de la communauté de vélo (d'hiver), ça me semble toutefois une occasion de mettre l'accent sur une vision de partage et de bienveillance. Les infrastructures cyclables sont une forme de privilège dont l'objectif est de protéger notre pratique et non un droit divin qu'il faut asseoir en écrasant les autres et notamment les piétons...

1. Traitez les autres comme vous voudriez être traité
2. Partez du principe que chacun a une raison pour agir comme il le fait et notamment en matière de déplacement/transport chacun agit en général dans une logique de sécurité et de préservation. (évidemment ça n'excuse pas tout non plus...) »

Stéphane Guidoin, 15 janvier

COMMENTAIRES

« J'apprécie particulièrement quand le joggeur ou le piéton va à contre-sens du trafic de vélo, afin de les voir venir de loin. Et j'ajouterais qu'il est important de s'assurer que le cycliste puisse profiter de la zone de la piste le mieux dégagée au moment de se croiser. »
Alexandre Roy Sénéchal

« Alexandre Roy Sénéchal Tout à fait et c'est ce que je faisais, je courais à ma gauche (e.g à contre-sens). Si c'est possible, je vais essayer de sauter sur le trottoir le temps de laisser passer le vélo, mais là le "mur" de neige et la qualité de la surface à l'atterrissage ne me donnaient pas envie d'essayer... »
Stéphane Guidoin

« Alexandre Roy Sénéchal je suis d’accord avec toi. En tant que coureur ou piéton, je préfère voir venir les cyclistes de face. Ça me permet de mieux anticiper et de me tasser sur le côté. En tant que cycliste, ça m’est plutôt égal, tant que le coureur ou piéton ne dévie pas brusquement sur moi! »
Hien Le

« Piéton et coureur régulier, cycliste depuis cet été... passer de l'un à l'autre m'a appris plus de tolérance, car souvent en effet on est dans la voie de l'autre car on n'a pas le choix, en revanche on a le choix de "penser en regardant la globalité autour de soi" et de laisser passer cette auto que l'on gêne, ce piéton qui fait ce qu'il peut, ce cycliste qui roule comme il peut où il peut.
Hier en courant péniblement sur les trottoirs plein de neige, j'étais content de voir que les cyclistes avaient une belle piste sécuritaire. Au final je m'accommodais mieux d'un trottoir coulant et bosselé qu'eux se seraient accommodées d'une piste dangereuse. »

Jean-Yves Perrodin

« Je suis absolument d'accord. Ceci dit, à quiconque marche dans la piste, svp regardez autour de vous avant de changer de direction. Personne a envie de jeter un autre humain par terre »
Valérie Houle

« Valérie Houle ça m'est arrivé ce matin, le coureur dans le même sens que moi avec son casque audio sur les oreilles qui ne m'avait pas entendu crier pour signaler que j'allais le dépasser (et pourtant j'ai de la voix) qui a décidé de tourner brusquement à gauche pour rejoindre le parc... J'ai vraiment eu peur (et lui aussi quand même quand il m'a vu juste devant lui) »
Pauline Dunet

« Partir 10 minutes plus tôt et ralentir c'est ce que je conseille à tous, ça change la perspective. (Shout-out au gars qui m'a fait de l'attitude parce que je marchais dans la pissiclab alors qu'il roulait en sens interdit) »
Geneviève Denki Lajeunesse


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